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Eau-forte
Voici la définition la plus simple et la plus compréhensible de cette technique :
...L'eau-forte se caractérise par le fait que le métal est mordu par un acide plutôt que taillé par un outil.
La plaque est recouverte par une fine couche de vernis dur, protecteur et imperméable.
L'artiste dessine sur ce vernis avec une pointe, mettant le cuivre à nu.
Puis il plonge la plaque dans l'acide.
Les endroits découverts par la pointe seront alors mordus, plus ou moins profondément selon le temps d'immersion.
Enfin, le vernis est enlevé et la plaque peut être encrée.
Puisque c'est l'acide qui creuse le métal, il n'y a pas de contrainte due à la résistance de la matière.
Plus les traits seront profonds, plus ils seront noirs à l'impression...
lue pour vous sur le site http://www.estampes.ch
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Si le procédé est ainsi exposé, il mérite tout de même un complément d'information.
Tout paraît limpide, mais chaque étape est semée d'embuches.
On fait l'impasse sur ce qui nous semble être l'essentiel :
- une parfaite connaissance de l'art du dessin et une maîtrise parfaite de la taille -
de la part de l'artiste.
Paul BLANC y consacrera trente années de sa vie.
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L'aquafortiste est donc l'artiste utilisant l'eau-forte.
Cette appellation elle-même est celle de l'acide nitrique étendu d'eau : l'"aqua-fortis" des anciens alchimistes.
L'eau-forte, est un procédé de la gravure en creux sur plaque métallique,
généralement en cuivre.
En un sens général, l'eau-forte qui est à la fois le procédé, la gravure sur métal et l'estampe obtenue par cette
gravure, s'oppose aux autres procédés de taille-douce exécutés aux outils.
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A l'origine, l'outil employé était une simple pointe,
qui permettait des effets graphiques proches de ceux de la plume.
Puis Jacques CALLOT découvre la possibilité d'utiliser "l'échoppe", outil proche du burin présentant un profil triangulaire, qui permet des effets de variation de la grosseur du trait, et, donc l'usage des pleins et des déliés.
Utilisant aussi un vernis dur au lieu d'un vernis mou, il obtient ainsi une facilité d'exécution réellement analogue à celle du dessin.
De plus, il met au point le procédé de morsure dite "à bains multiples", c'est à dire qu'il a l'idée de protéger certaines parties de la plaque après une première morsure, avant de la plonger à nouveau dans le bain corrosif.
Cela permet de jouer sur l'épaisseur et la profondeur des tailles
et de varier ainsi la ligne avec une grande précision.
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Les bases ayant été ainsi définies, l'artiste utilise une méthode empirique
et il n'améliore son travail qu'à la suite de plusieurs expériences.
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La datation des oeuvres est souvent floue, car si les plaques étaient datées,
les estampes ne l'étaient pas forcément.
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La finalité du travail de l'artiste ne se découvrait
qu'après le passage de l'oeuvre à la presse.
photo internet
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