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Eglise de Flassans - département du Var -

photo ALS 2009
Oeuvre de l'architecte Henri REVOIL, elle fut achevée en 1874.
Son financement fut principalement apporté par un riche propriétaire terrien de la région.
L'Abbé PAUL, à l'époque curé de FLASSANS, confia la décoration du choeur de sa nouvelle église à Paul BLANC qui s'était fait connaitre par la décoration de l'église de LA VERDIERE.
Trois grandes fresques et la coupole constituent le travail de l'artiste.
Ces peintures, que l'on peut encore admirer aujourd'hui dans cette paroisse de village, attestent un dessinateur remarquable et une science picturale solide et classique.
Hélas, de nos jours, on ne peut que constater les dommages causés à ces décors muraux par l'eau qui s'infiltre dans l'abside et décolle la peinture du support en plâtre enduisant les murs.
Sous la coupole tronquée nous trouvons une "Trinité" :
Inspirée d'un maître oublié, elle est de la même facture qu'un TINTORET ou d'un TIEPOLO.
Les traces blanches correspondent aux dégâts des eaux.
La fresque principale déborde de part et d'autre du choeur : "Le crucifiement"
Cette oeuvre majeure par son importance est celle qui a le plus subi les outrages du temps.
Paul BLANC lors de son voyage en 1869, à Venise, découvre la toile du TINTORET "le crucifiement" et la recopie pour l'église de FLASSANS.
Sur le panneau de droite, nous trouvons une "Mise au Sépulcre" :
Inspiré de BARROCHIO (Le Baroque) que Paul BLANC complèta de quelques personnages accessoires destinés à remplir les vides de la scène.
Elle a été épargnée par le temps.
Sur le panneau de gauche, nous trouvons une "Montée au calvaire".
Reprenons ici la description faite en son temps, par Jean MARZET :
"... à contempler ce cortège arrêté sur le chemin du supplice, l'on y découvre l'inspiration la plus prodigieuse dans les formes et dans les couleurs. Les deux larrons enchaînés suivent le Christ exténué, écrasé sous le poids d'une croix faite à dessein deux fois trop grande par l'artiste et qu'un colosse éthiopien s'efforce en vain de soulever. Le visage de Jésus, doux, résigné, pâle et sublime, couvert de sang et de sueur, se tourne vers le spectateur. Puis viennent les scribes et les Pharisiens en costumes carnavalesques d'une richesse inouÏe. Des bannières déploient au soleil la fastuosité de leur soie
tandis qu'un capitaine de la garde caracole sur son coursier.
Dans un coin, une sainte Véronique montre sa face éplorée. Au loin, la foule est massée sur le Golgotha où se dressent déjà les croix des deux larrons".
Cette fresque est conservée en assez bon état.
Il est dit que le peintre fit appel aux villageois, au cours de l'exécution de chaque fresque,
pour être "les figurants"
de chaque personnage.
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Pour ceux qui circuleraient entre BRIGNOLES et LE LUC sur la route nationale, une visite de l'église s'impose.
Toutefois, comme maints autres édifices religieux en France,
elle est fermée en dehors des offices religieux.
Il convient de prendre contact au préalable avec la paroisse de GONFARON dont elle dépend.
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